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This article was written on 02 Juin 2017, and is filled under Actualités, Blog, Livres.

Recevoir des fleurs

« Wow! Tu dois être content? »

Je ne sais jamais quoi répondre lorsqu’on me demande ça. On me le dit souvent, ces temps-ci et chaque fois, ça me déstabilise. Il n’y a pas de mot pour décrire ce que je ressens. Du moins, s’il en existe un, je ne l’ai pas trouvé encore. Ému. Touché. Exalté. Bouleversé. Submergé. Heureux. Sans mot. Je suis sans mot.

Les derniers jours se sont, une fois de plus, déroulés sous le signe de l’émotion. Vendredi dernier, j’avais rendez-vous avec les élèves du Collège Sainte-Marcelline de Montréal. Des rencontres prévues dans le cadre du Prix Adolecteurs, depuis un bon moment déjà, avant même que j’apprenne que je le remportais pour mon roman CAMILLE. Je savais qu’on m’y remettrait officiellement le prix lors de mon passage… je ne m’attendais pas à être applaudi par, ce qui m’a semblé, l’école au grand complet. Un auditorium bondé de jeunes filles qui tapaient dans leurs mains, qui criaient… pour moi. Si j’avais pu me liquéfier, je l’aurais fait. J’ai traversé la salle, pendant ce qui m’a semblé une éternité, pour monter sur scène. Et le applaudissements ont continués. Après, tout est devenu flou. Je sais que j’étais là. Mais ce genre d’adrénaline, ça occasionne de drôle de réaction.

Mercredi, Communication-Jeunesse dévoilait son palmarès annuel voté par les jeunes dans les écoles qui participent au Club Livromanique, Livromagie et au Réseau CJ. Parmi tous les livres de leurs sélection, les lecteurs doivent voter pour leur préféré… et CAMILLE s’est retrouvé en cinquième position. Je fais partie des livres préférés des jeunes. Pour la première fois. Oubliez les redevances. Oubliez les bonnes critiques. ÇA! Ça, c’est tout simplement renversant. C’est se savoir lu et, surtout, apprécié.

Je n’arrêterai jamais d’écrire pour la jeunesse. Au diable ceux qui prétendent que c’est de la sous-littérature. Je ne me sens jamais aussi authentique qu’en leur présence. Je crois en cette jeunesse. Je la respecte. On leur a refilé un monde bizarre dans lequel ils tentent d’avancer avec ce que leur a donné comme outils. Comme valeurs. Plus je me mets dans leur souliers, plus je les admire et plus j’ai envie de les comprendre. De leur offrir une littérature qui leur ressemble. Qui les représente. Je veux leur rendre ces applaudissements, cette reconnaissance.

Merci à tous ceux et celles qui prennent le temps de me lire. De voter pour moi. De parler de mes romans. De me dire que vous aimez ce que je fais. Merci de rire de mes jokes quand je fais des animations. Merci d’être ébranlés par mes histoires et de me le dire ouvertement. Merci pour le support incroyable.

Si je suis content?

Évidemment.

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