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This article was written on 11 Sep 2016, and is filled under Actualités, Livres.

Nous – Après Eux

Le 6 octobre prochain, mon roman NOUS paraîtra chez Leméac.

Deuxième volet du triptyque que j’ai entamé il y a deux ans avec mon roman EUX. Cette fois-ci, on entre dans la tête d’un adolescent qui se retrouve dans le système après avoir commis l’irréparable. Prisonnier de son centre jeunesse, il livre ses états d’âme et sa réalité. Sa transformation.

NOUS, ce n’est pas une suite à EUX, bien que ceux qui l’ont lu y retrouveront, sans contester, ce narrateur anonyme qui les a tant frappé dans le premier livre. NOUS est une histoire qui se tient par elle-même. L’histoire de la violence qu’on retrouve trop souvent chez les jeunes. Chez les humains. Au fil de ses rencontres, le narrateur plonge malgré lui au cœur de ces jeunes criminels, qui l’influenceront, qui le formeront, qui en feront un de leurs. NOUS, c’est le cri désespéré d’un adolescent qui décide d’embrasser fièrement sa cause, quitte à  y laisser sa peau.

Ce roman-là, il a été difficile à écrire. Pour plusieurs raisons.

Je ne croyais pas qu’il était possible de vivre autant d’émotions en écrivant EUX. Ce fut pire pour NOUS. J’ai dû creuser loin à l’intérieur de moi pour ressentir cette noirceur omniprésente dans le roman. Peut-être que je m’investis trop, je ne sais pas. Disons simplement qu’entrer dans la peau de ce personnage laisse des traces et que j’ai eu mon lot de soirées étranges chez moi.

Difficile aussi, parce que c’est une réalité qui existe. Malgré les recherches que j’ai effectuées sur le terrain, je ne voulais pas que NOUS soit un roman didactique. Réaliste, oui. Mais avec certaines réserves. L’histoire que je raconte est émotionnelle. C’est un point de vue. Et c’est un point de vue délicat.

J’ai rencontré quelques uns de ces jeunes qui grandissent dans les centres jeunesse. Ce roman-là, il est pour eux. Pour qu’ils se sentent moins seuls. Pour qu’ils se sentent importants. Pour leur donner une voix. On parle souvent des crimes aux nouvelles, dans les journaux. Mais jamais on ne creuse l’autre côté. On oublie trop souvent que derrière chaque victime, il y a une vie… qui continue.

Je peux ENFIN vous présenter la couverture du roman! C’est mon cinquième roman chez Leméac, et jamais il a été aussi ardu de trouver la bonne couverture. Je suis, somme toute, assez content de celle-là. Ça dit tout, sans rien dire. C’est minimaliste, mais frappant.

En espérant que cette image réussira à vous faire patienter encore quelques semaines avant de pouvoir tenir l’objet dans vos mains. Je sais que plusieurs l’attendent…

 

nous-couvert

 

«Enfermez-nous. Oubliez-nous. Vous ne ferez qu’empirer le problème. Nous sommes un fléau. Un virus.»

 

 

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