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This article was written on 23 Juin 2013, and is filled under Musique.

Avoir su

 

lisaleblanc

Avoir Su…

“J’ai beau dire avoir su, dans l’fond j’le savais déjà.”

Quiconque me connaît depuis un certain sait très bien que j’éprouve pour Lisa Leblanc un amour profond, voire malsain, depuis la première fois que j’ai entendu son “Calisse-moi là”. Suite à sa victoire au Festival de la Chanson de Granby, son MySpace jouait en boucle dans mes speakers, au grand dam de ma patronne de l’époque qui trouvait, et je site, “que c’est franchement mauvais, ça pognera jamais…”

Étant de nature plutôt extrême, quand la Leblanc a fini par sortir son premier album, je me suis fais un devoir de le faire écouter à qui voulait bien (ou pas) l’entendre. impossible que je sois le seul à tripper sur le folk trash de l’acadienne. À ma grande surprise, c’est mon père qui a le plus embarqué dans la musique, se précipitant, pour la première fois depuis des années chez un disquaire, pour en faire l’acquisition.

Un an et demi et un disque d’or plus tard, Lisa Leblanc remplissait le Métropolis de Montréal, jeudi dernier, dans le cadre des Francofolies.  Comme, généralement, 1 + 1 ça fait 2, pour la fête des pères, ma soeur et moi avons décidé de sortir le paternel de sa banlieue pour l’emmener downtown, place des festivals, voir Lisa Leblanc toute en chair et en os.

Si au début, la distorsion m’a un peu dérangé, je suis vite rentré dans son énergie.  Décidément heureuse d’être là, la rouspéteuse m’est apparue comme un heureux mélange de Patsy Cline et de Courtney Love. Son Folk Trash assumé prenant parfois des airs de grunge, le setlist passait du rock déjanté aux chansons plus douces, nostalgiques aux entre-deux tounes où Lisa semblait un brin perdu, un brin nerveuse, tout à fait charmante et authentique. Bref, une montagne russe d’émotions… mais aussi d’invité, pas aussi invitant les uns que les autres. À noter la très belle apparition des Hay Babies (ma nouvelle obsession) qui sont venues nous chanter une de leur toune, sans artifice, mais les harmonies dans l’tapis.

Le moment le plus fort, il y en a eu plus qu’un, fût lors de son “rappel” où Lisa nous confie qu’elle a appris à jouer de la guitare avec Normand, le concierge de son école secondaire. Avec une face de petite fille gênée, complètement submergée par l’émotion et la grandeur de son premier Métropolis, l’auteure-compositrice nous demande d’applaudir très fort l’homme sans qui elle ne serait pas là aujourd’hui. Entre le dit Normand, humble et visiblement touché de venir accompagner son ancienne apprentie. un Kraft Dinner émouvant, simple et inoubliable pour les deux.

C’est dans cette émotion là que Lisa Leblanc a savouré ses derniers applaudissement, comme si elle venait de réaliser l’ampleur de ce qu’elle avait accomplie en si peu de temps… le temps de nous chanter une dernière et très belle chanson (Juste parce que je peux) et de tirer sa révérence.

Out les Isabelle Boulay. Out les Andrée Watters, les Star Académi-ciennes. Des Lisa Leblanc, j’en veux plus, j’en veux tout le temps. Ça fait du bien. Un vrai succès, sans machine derrière. Un bouche à oreille qui devient quelque chose de beau.

Je pourrais vous laisser avec un extrait du show, un clip, une nouvelle toune… mais comme aujourd’hui il fait 42 degrés avec l’humidité et que la délicieuse personne qui vous écrit ces mots sue sa vie, je vous laisse avec une chanson de circonstance.

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