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This article was written on 17 Sep 2014, and is filled under Actualités, Blog, Livres, Tranche de vie.

C’est comme un rêve!

prix-libraires« C’est comme un rêve! » Je dis souvent cette expression volée à Marc Labrèche en niaisant…. Cette fois-ci, c’est vrai.

Eux, lauréat du Prix Jeunesse des Libraires du Québec 2014, volet 12-17 ans!!!! Je n’arrive toujours pas à le croire. Il y a à peine un an je mettais les touches finales à ce manuscrit, sans trop avoir d’attentes. J’ai été pris d’une vive émotion au moment de recevoir mon prix. Écrire, ça a toujours été mon rêve. Être écrivain. C’était presque inatteignable dans ma tête d’enfant… voire même d’adulte. Aujourd’hui, les libraires m’ont confirmé que je l’étais. Les bons mots foisonnent de partout, c’est hallucinant, complètement irréel. C’est comme si je venais de gagner un Félix à l’ADISQ!

Dans mes bref remerciements, j’ai tenu à remercier et féliciter Simon Boulerice et Geneviève Côté qui étaient tous les deux finalistes avec moi. Ils auraient pu gagner aussi, ils le méritaient tous les deux. J’étais en lice avec 2 (5 si on compte la liste préliminaire) romans extra-ordinaire. C’est un honneur. Et ce n’est pas de la fausse modestie. Je suis sidéré d’avoir gagné. Je n’ai jamais écris en pensant gagner quoique ce soit. Je voulais juste toucher.

Je vous laisse sur mes remerciements officiels, qui sont beaucoup plus éloquents que ceux que j’ai pu baragouiner sur place. Merci encore aux libraires qui ont voté. Je suis heureux, comme un jeune veau devant un de l’herbe fraîche!

 En terminant l’écriture d’Eux, je me suis demandé si ça passerait. Au-delà d’une histoire d’intimidation, c’est d’abord et avant tout un roman sur la violence, celle qui est trop souvent banalisée, ignorée, consommée à travers les médias. Je la décrivais sans filtre, de l’intérieur. J’étais moi-même sonné d’avoir réussi à faire resurgir cela en moi.

J’ai soumis le manuscrit à Maxime Mongeon, mon éditeur. Sa réaction a été presque instantanée. C’est d’abord et avant tout lui que je dois remercier. Merci, Maxime, de m’avoir poussé à créer, d’avoir cru en mon écriture et d’avoir porté Eux à bout de bras. J’ai l’immense chance et l’honneur d’avoir derrière moi une équipe formidable chez Leméac, qui m’a accueilli dans la maison comme étant l’un des leurs. Merci, Leméac. Merci de votre appui. Merci d’oser. Merci d’offrir une littérature jeunesse qui n’a pas froid aux yeux.

Le succès d’un livre est souvent bien aléatoire. Il faut être à la bonne place, au bon moment, entre les bonnes mains… Je n’avais aucune attente pour Eux. J’espérais en vendre quelques exemplaires, réussir à toucher quelques personnes. Puis les libraires sont entrés en jeu. Étant moi-même libraire jeunesse, je sais qu’à partir du moment où un livre nous touche, nous passionne, on le partage à outrance. Je suis flatté, sans mots, devant une telle preuve de reconnaissance. Rien n’aurait pu me préparer à une telle dose d’appréciation de la part des gens du terrain. Le seul fait d’être sélectionné aux Prix jeunesse des libraires du Québec m’a jeté par terre. De le gagner aujourd’hui me rend fier et profondément ému. Merci, les libraires, pour votre audace et votre enthousiasme ! Merci pour ce prix, qui m’encourage à continuer d’écrire et qui me confirme que, peut-être, malgré tout, j’ai choisi le bon métier, aussi précaire soit-il.

Je voudrais finalement dédier ce prix à tous les jeunes (et les moins jeunes) qui se sont reconnus à travers l’un ou l’autre de mes personnages. Réagissez, parlez-en autour de vous. On ne peut pas changer le monde… mais on peut essayer. 

 

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